Commencez vers 9 h 30 par la Catedral de Granada, avant que les rues du centre ne deviennent trop animées. Comptez environ une heure pour admirer l’immense nef Renaissance, les chapelles latérales et les détails de la façade ; l’entrée coûte généralement autour de 5 à 6 € et les horaires peuvent varier selon les offices. La Capilla Real est attenante, mais comme elle n’est pas incluse dans la visite de la cathédrale, gardez-la pour un autre moment si vous souhaitez prendre votre temps. Depuis la cathédrale, rejoignez tranquillement le Mercado de San Agustín en quelques minutes à pied par la Calle Postigo de San Agustín : faites un tour des étals de fruits, jambons et fromages, et prenez éventuellement un café ou une petite tapa. Le marché est surtout vivant en matinée ; vérifiez toutefois les horaires du jour, car certains stands ferment plus tôt en période estivale.
Pour déjeuner, marchez une dizaine de minutes jusqu’à Bodegas Castañeda, dans le vieux centre, près de la Calle Elvira. C’est une adresse historique, très appréciée pour son ambiance de bodega, ses vins de Jerez ou de la région et ses tapas andalouses généreuses ; prévoyez environ 15 à 25 € par personne selon les boissons et commandez plusieurs petites assiettes plutôt qu’un seul plat. Après le repas, laissez-vous redescendre doucement vers le Corral del Carbón, à environ 10 minutes à pied par les rues du centre. Cette ancienne auberge nasride du XIVe siècle possède une cour intérieure particulièrement évocatrice ; la visite est courte, souvent gratuite, et dure environ 30 minutes. Passez-y plutôt en début d’après-midi, quand la lumière souligne bien les arcs en brique — les horaires sont généralement continus mais peuvent changer selon la saison.
Terminez à la Basílica de San Juan de Dios, à une quinzaine de minutes à pied du Corral del Carbón, en remontant vers la Calle San Jerónimo. Son extérieur assez sobre ne laisse pas deviner l’intérieur baroque, abondamment doré et richement décoré ; prévoyez 45 minutes et une entrée d’environ 5 à 7 €. En août, la chaleur est forte : faites les trajets à pied à l’ombre autant que possible, gardez une bouteille d’eau et prévoyez une pause dans les petites rues autour de San Jerónimo avant de rejoindre votre hébergement.
Réservez impérativement un billet horodaté pour l’Alhambra et commencez tôt, idéalement avec une entrée entre 8 h 30 et 9 h 30. Depuis le centre, prenez le bus C30 ou C32 vers l’Alhambra — comptez 15 à 25 minutes selon l’arrêt — ou montez à pied en 30 à 40 minutes par la Cuesta de Gomérez. Prévoyez de l’eau, une casquette et des chaussures confortables : la visite des Palais nasrides, de l’Alcazaba et du Palais de Charles Quint prend facilement 3 h 30 à 4 h, avec beaucoup de marche et peu d’ombre. En août, les créneaux matinaux sont nettement plus agréables ; le billet complet coûte généralement autour de 19–25 € selon la formule.
Poursuivez vers le Generalife, sans redescendre de la colline : ses patios fleuris, ses jeux d’eau et ses longues perspectives offrent une pause plus douce après les palais. Comptez environ 1 h 30, en prenant votre temps dans les jardins plutôt qu’en essayant de tout photographier. Pour déjeuner ou simplement boire quelque chose, installez-vous au Parador de Granada, installé dans un ancien couvent au cœur de l’enceinte : la terrasse et les patios sont particulièrement agréables, mais les prix sont élevés pour Grenade — environ 25 à 45 € par personne — et une réservation est prudente si vous souhaitez déjeuner sur place.
Après le Parador de Granada, faites un détour par le Carmen de los Mártires, à quelques minutes à pied, pour une heure plus calme entre bassins, cyprès et jardins romantiques avec vue sur la ville. L’entrée est généralement gratuite ; vérifiez toutefois les horaires du jour, qui peuvent varier en été. Terminez à la Fundación Rodríguez-Acosta, dans le quartier du Realejo : son étonnant atelier moderniste, ses passages semi-enterrés et ses jardins en terrasses se visitent sur créneau, souvent pour environ 5–8 €. Réservez la dernière visite disponible et descendez ensuite tranquillement vers le centre par la Cuesta del Realejo ; gardez la soirée libre, car cette journée sur la colline est plus fatigante qu’elle n’en a l’air.
Commencez tôt, vers 8 h 30, dans l’Albaicín : depuis le centre, prenez le bus C31 jusqu’à l’arrêt Plaza de San Nicolás, ou montez en taxi si vous préférez garder votre énergie pour les ruelles pavées. Au Mirador de San Nicolás, restez une bonne demi-heure pour profiter de la vue sur l’Alhambra et la Sierra Nevada ; la lumière du matin est plus douce et la place nettement moins encombrée. Continuez ensuite à pied jusqu’à la Mezquita Mayor de Granada — environ cinq minutes — dont la salle de prière, le petit jardin et la terrasse offrent un point de vue plus paisible. L’accès est généralement gratuit, mais vérifiez les horaires affichés sur place ; une tenue respectueuse est attendue.
Poursuivez vers le Carmen de la Victoria, à une dizaine de minutes à pied en descendant par les ruelles de l’Albaicín. Ses jardins historiques, habituellement ouverts en journée et gratuitement, sont parfaits pour ralentir avant la foule de midi ; comptez environ 45 minutes. Descendez ensuite vers le Paseo de los Tristes, en suivant la Carrera del Darro, pour déjeuner au Restaurante Ruta del Azafrán. Réservez si possible une table en terrasse : le cadre au bord du Darro est superbe, mais le service peut prendre son temps. Prévoyez environ 25 à 40 € par personne et une heure et demie.
Après le déjeuner, rejoignez le Sacromonte à pied en une vingtaine de minutes, en montée progressive, ou prenez un taxi si la chaleur est forte. Le Cuevas del Sacromonte Museo permet de comprendre la vie traditionnelle dans les maisons troglodytes ; comptez environ une heure, avec un billet généralement autour de 5 €. Le musée ferme souvent en fin d’après-midi — vérifiez l’horaire du jour — et le sentier entre les grottes est irrégulier : chaussures fermées et eau indispensables en août. Pour la soirée, rendez-vous à Venta El Gallo pour un spectacle de flamenco dans une véritable cave. Réservez à l’avance, choisissez idéalement une représentation vers 20 h ou 21 h et prévoyez environ 30 à 50 € par personne ; après le spectacle, commandez un taxi plutôt que de redescendre à pied dans le noir.
Partez de Grenade vers 8 h 30 pour arriver à Monachil avant la chaleur et trouver plus facilement une place près du départ du sentier. Le parcours de Los Cahorros prend environ trois à quatre heures : gorge étroite, passerelles suspendues et sentier au bord de la rivière Monachil. Portez de vraies chaussures de randonnée — certains passages sont glissants ou bas de plafond — et emportez au moins 1,5 litre d’eau par personne, un chapeau et de la crème solaire. En août, évitez absolument les heures les plus chaudes ; vérifiez aussi les éventuelles restrictions locales liées aux fortes températures ou au risque d’incendie.
Après la randonnée, installez-vous à Restaurante El Puntarrón, dans le village de Monachil, pour un déjeuner tranquille d’environ une heure et demie. Comptez 20 à 35 € par personne pour des plats andalous copieux ; mieux vaut appeler le matin pour confirmer l’ouverture et réserver, car les horaires peuvent varier en semaine. Gardez ensuite un peu de temps pour souffler avant de monter vers le Centro de Visitantes El Dornajo, sur la route de la Sierra Nevada : cette petite étape d’environ 45 minutes apporte un bon contexte sur la faune, la flore et les paysages de haute montagne. La route est sinueuse ; prévoyez un taxi qui accepte de vous attendre ou organisez à l’avance un véhicule pour l’ensemble de l’après-midi.
Terminez au Mirador de la Cantera, à Monachil, pour une vue dégagée sur la vallée et les sommets environnants, idéalement en fin d’après-midi lorsque la lumière devient plus douce. Le belvédère ne demande qu’une trentaine de minutes, mais le vent peut être marqué : prenez une couche légère, même en été. Pour le retour à Grenade, réservez votre taxi avant de quitter le village, car il est difficile d’en trouver spontanément dans les hauteurs ; comptez environ 25 à 35 minutes par l’A-4028.
Après votre arrivée depuis Monachil, commencez par le Palacio de la Madraza, sur Calle Oficios, idéalement vers 9 h 30. Cette ancienne université nasride se visite rapidement — environ 45 minutes — mais mérite qu’on s’attarde sur le mihrab et le salon baroque. Les horaires varient selon la saison, généralement autour de 10 h–20 h, avec une entrée peu coûteuse, souvent autour de 2 €. De là, comptez une dizaine de minutes à pied par Calle San Jerónimo jusqu’au Monasterio de San Jerónimo ; prévoyez une heure pour son cloître paisible et l’église Renaissance, richement décorée. Vérifiez les horaires du jour, car une pause méridienne ou des offices peuvent limiter l’accès.
Revenez tranquillement vers Plaza de Mariana Pineda, à environ 15 minutes à pied, pour déjeuner au Café Fútbol. Installez-vous en terrasse si une table se libère et commandez les churros au chocolat, ou quelque chose de plus léger si la chaleur d’août se fait sentir ; comptez environ 8 à 15 € par personne. Après le repas, laissez-vous quelques minutes dans les rues du Realejo, sans chercher à multiplier les visites : c’est le meilleur moment pour ralentir avant l’après-midi.
Rejoignez ensuite le Parque Federico García Lorca en taxi, ou en bus urbain selon votre point de départ — comptez environ 15 à 25 minutes. La Huerta de San Vicente, ancienne maison d’été du poète, se découvre en environ 1 h 30 avec le jardin et les pièces conservées ; les visites sont généralement organisées sur des créneaux, alors réservez ou consultez les horaires avant de partir. En fin d’après-midi, prenez un taxi ou un bus vers l’Albaicín, puis marchez quelques minutes jusqu’à la Casa de Zafra. Cette maison nasride, souvent moins fréquentée, se visite en 45 minutes et offre un aperçu très concret de la vie domestique médiévale. Elle ferme habituellement en fin d’après-midi : arrivez avant 17 h 30–18 h selon la saison, puis gardez la soirée libre pour dîner dans les petites rues de l’Albaicín ou redescendre tranquillement vers le centre.